Le Blog d'Elsa.

Le Blog D'Elsa.

06 juin 2007

Discours de Benjamin Guichard au meeting d'Elisabeth Boyer (Candidate PRG PS 2ieme circonscription Jura)

Mesdames, mesdemoiselles, messieurs, chers amis,
Tout d'abord, je souhaite remercier Jean-Michel Baylet, Président du Parti
Radical de Gauche, de venir dans le Jura soutenir Elisabeth Boyer,
candidate de la gauche rassemblée aux législatives dans cette deuxième
circonscription du Jura. Nous voir tous unis ici, aux côtés d'Elisabeth,
montre la voie du rassemblement de la gauche, essentiel pour construire
le contre-pouvoir face au nouveau Président de la République, qui n'est
pas la personne que nous avons tous soutenue.
Ségolène Royal est arrivée en tête dans 200 circonscriptions. La deuxième
circonscription du Jura n'en fait malheureusement pas partie mais nous
sommes confiants.
Nous sommes avant tout conquérants, combatifs, à l'offensive. Cette
campagne se veut être non pas une campagne de résistance mais une
campagne de conquête.
Le Mouvement des Jeunes Socialistes, l'organisation de jeunesse de la
famille socialiste, porte, aux côtés d'Elisabeth depuis que nous
connaissons sa candidature, les idées et les valeurs de la gauche, dans
toute la circonscription. Nous avons fait de Saint Claude et plus
particulièrement du quartier des Avignonnets notre priorité pour cette
campagne. Nous étions ici avec Elisabeth dès le 28 décembre pour
promouvoir l'inscription sur les listes électorales. Jean-Louis Millet,
Villieriste, représentant de la droite extrême, candidat aux législatives, a
été élu maire de St Claude avec moins de 200 voix d'écart. Dans les
derniers jours, après notre passage, ce sont plus de 750 nouveaux inscrits
qui sont venus gonfler les listes électorales dans cette ville et Ségolène
Royal est arrivée en tête au 1er tour pour n'être devancée au second tour
que de 11 voix.
Ce résultat n'est pas anodin.
Les jeunes, les habitants de ce qu'on appelle souvent de manière
péjorative "les quartiers", ont voté à gauche, pour Ségolène Royal. En
effet, le vote que nous avons observé le 6 mai est très clairement identifié
à la fois en terme de sociologie et de définition géographique.
D'une part, la dernière fois que l'on ait vu un vote aussi homogène d'un
point de vue géographique et générationnel en faveur d'un camp, c'était
la paysannerie qui s'était soulevée aux côtés de Jules Ferry contre le
retour de l'aristocratie. Et d'autre part, c'est la permière fois qu'un
Président de la 5ème République est élu contre les voix de la jeunesse.
Ces électeurs, ils ne doivent pas baisser les bras. Si l'on écoute la droite,
qui utilise Matignon comme QG de campagne ou l'Elysée comme salle de
presse, ça ne sert à rien de voter les 10 et 17 juin prochains. La droite
serait majoritaire, les élections seraient déjà jouées.
Or, rien n'est joué. Ici, pas moins de 10 candidats de droite, dont 3 plus
ou moins estampillés UMP. L'un a le soutien des Jeunes Populistes et du
sortant qui a bien failli faire la campagne de trop, l'autre a le soutien du
Président du Conseil Général et du secrétaire départemental UMP, le
3ème qui n'a pas le logo serait, dit-on, soutenu par un éminent voisin
député UMP sortant !
Notre génération, mais au-delà l'ensemble des Français, avons tous
besoin d'un contre-pouvoir. Nicolas Sarkozy a déjà pas mal de pouvoir.
Nous avons 1 Sarkozy. Nous disons que cela suffit et nous n'en voulons
pas 577 ! Mais, il ne l'entend pas de cette oreille et veut tous les pouvoirs.
Pouvoir économique : Bolloré, Lagardère, Bouygues, Dassault... tous sont
ses grands amis.
Pouvoir médiatique : celui qui ne sait pas que Nicolas Sarkozy est
Président, c'est qu'il n'allume pas sa télé ou ne sort même pas !
La photo officielle, c'est pour la Star Ac' et Paris Match
Cécilia en train de découvrir l'Elysée, c'est pour Voici
Le ptit Louis au bureau de papa, c'est pour Gala
Sarkozy en jogging, c'est pour L'Equipe
L'exonération des droits de succession, c'est pour la Bande à Picsou
Travailler plus pour gagner plus, ah la bonne affaire, c'est pour le Journal
de Mickey. Et oui, les promesses n'engagent que ceux qui les croient !
Non, soyons sérieux. La politique, c'est trop sérieux pour prendre les
citoyens pour des guignols. C'est comme pour l'ouverture. S'il veut
vraiment des gens de gauche au Gouvernement, il faut lui donner des
députés de gauche et même une majorité de gauche à l'Assemblée
Nationale. La vraie ouverture, ce n'est pas le débauchage, ni des coups de
communication pour endormir les citoyens. La vraie ouverture, c'est la
gauche au pouvoir !
Avec l'élection de Nicolas Sarkozy à l'Elysée, en plus d'être confirmés
dans une médiacratie, nous sommes donc entrés dans une méritocratie.
Yves Garnier, l'un des candidats UMP le revendique même sur son blog :
le retour des valeurs morales avec le mérite, le travail, la récompense !
Alors donc dans cette société, c'est le mérite, le résultat qui est
récompensé. Donc, lorsqu'on est Ministre du Travail pendant 2 années
dans le Gouvernement précédent, que l'on a pour bilan l'augmentation du
chômage de 250 000 personnes soit 1,5 points, cela est considéré comme
un bon résultat et l'on se retrouve promu Premier Ministre !
"Je veux un Président qui gouverne" a-t-il dit. Mais pour nous, un
Président préside et un Premier Ministre gouverne. En tout cas, c'est notre
lecture de la 5ème République. Avec une majorité bleue à l'Assemblée, il
gouvernera. Et, il ne va pas karcheriser la société. Il va bel et bien la
tatcheriser.
Dans les années 70, qu'a fait Margaret Tatcher ? Elle a précarisé, elle a
augmenté le chômage, elle a cassé les services publics et elle a ensuite
pour se faire réélire, fait croire que les principaux responsables de la
décadence qu'elle a elle-même organisé étaient ceux-là mêmes qui
devaient protéger les plus faibles : les syndicats en première ligne.
Ne nous laissons pas endormir !
Pourquoi nos aînés auraient-il été en capacité de créer la Sécurité Sociale
au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale à un moment où l'Etat était
en ruine et qu'il n'y avait plus un rond dans les caisses et qu'aujourd'hui,
alors que notre pays n'a jamais été aussi riche nous devrions renoncer à
notre protection sociale ?
Vous êtes malades ? Présentez votre carte bleue.
Vous êtes au chômage ? Levez-vous tôt !
Vous ne bouclez pas la fin du mois ? Faites des heures sup !
Vous n'avez pas de logement ? Devenez propriétaire !
Vous n'avez pas de pain ? Mangez de la brioche !
Non, la droite et la gauche, ce n'est pas résolument pas la même chose.
Non, nous n'avons pas le même projet de société.
Nous voulons une société juste, humaine, émancipatrice, gérée par une
gauche progressiste qui a à la fois la tête dans les étoiles et les pieds sur
terre.
La génération qui a portée majoritairement Ségolène Royal dans les urnes
le 6 mai, cette même génération qui a été choquée au soir du 21 avril, qui
s'est mobilisée contre la loi Fillon sur l'éducation en 2005 et contre le CPE
en 2006, revendique un droit à l'avenir. Je me fais leur porte-parole ce
soir. Jean-Michel Baylet, Elisabeth Boyer, avec François Hollande,
Francine Benoist ou encore Patrick Viverge : vous êtes les locataires de
notre société tout comme nous sommes les locataires de la sociétés de
nos futurs enfants. Un autre avenir est possible, nous le savons, nous le
dessinons ensemble, nous le portons, nous le voterons les 10 et 17 juin.
Pour une gauche rassemblée, progressiste, constructive, nous avons
besoin d'Elisabeth Boyer pour représenter le Haut-Jura à l'Assemblée
Nationale !

Posté par ElsaPeinturier à 11:52 - Réflexions militantes - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


07 mai 2007

Réveil douloureux

Ce blog était en suspent depuis quelques semaines. Quelques mois. Campagne. Présidentielles.

 

Aujourd'hui, si les faits sont indéniablement présents, la défaite d'hier soir me laisse un goût amer dans la bouche. Un goût d'erreur. D' "on aurait pu".
Si le 21 avril 2002 reste viscéralement marquant pour nous tous, le 6 mai 2007 nous fera désormais à tous un effet similaire. Une date noire.
J'ai du mal à écrire, étrangement, alors que d'habitude, j'en dis trop. Aujourd'hui... cela ne vient pas. Les mots s'entrechoquent dans ma tête. Envie de crier, de hurler. De pleurer, aussi. Comme les larmes d'hier sur des visages familiers, sur des visages amis. Meurtris, aussi. Par un an de campagne douloureuse, marquante et déconcertante.
On y a cru, comme on a cru en ce soulèvement de la jeunesse. Le Pen, Fillon, CPE. 2002, 2005, 2006. Mais cela n'aura manifestement pas suffit. Il faudra peut-être cinq ans de droite extrême, d'un Nicolas Sarkozy terrifiant et manipulateur, de répression, de régression sociale, pour qu'enfin, 53.06% de la population comprenne.
J'y ai cru, un court instant, après le 22 avril. Que le plus dur était fait. Mais non.
La nuit avant le second scrutin, j'ai fait un cauchemar horrible. De ceux qu'on l'on a pu faire en 2002. Ce matin, c'est un peu comme si ce cauchemar, finalement, n'en était pas un. Alors oui, j'ai peur, peur pour mon pays, pour nos droits, pour tous les Raba d'ici et d'ailleurs qui vivent dans la terreur quotidienne.
Maintenant, on fait quoi ? On sèche nos larmes, on retrousse nos manches... On prépare nos baskets pour les attrocités qu'il tentera de faire passer durant l'été... Et on se serre les coudes.

 

En avant Camarades.

Aujourd'hui, nous sommes le 7 mai. Jordan a dix-neuf ans, Hélène vingt-sept, et Lui devient majeur. Très bon anniversaire à vous trois, amis et camarades, mais plus particulièrement au dernier (Zo et LN ne m'en voudront pas ;) ), parce qu'après tout, hein... :)

Posté par ElsaPeinturier à 13:19 - Réflexions militantes - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

05 février 2007

En campagne !

Je suis indisponible ces jours ci.

+ d'infos sur http://elsa.poursegolene.net

et photos du meeting de segolène Royal à Grenoble le 1er février sur http://perso.orange.fr/album-mjs/grenoble-010207

Posté par ElsaPeinturier à 15:19 - Réflexions militantes - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

26 janvier 2007

Hop, un lien !

A voir de suite, concernant le précédent article.

http://www.20minutes.fr/articles/2007/01/25/20070125-actualite-france-La-fiche-des-RG-qui-vire-a-l-aigre.php

Posté par ElsaPeinturier à 10:18 - Réflexions militantes - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

20 janvier 2007

MJS et Ségosphère, double "carte jeune" de Royal

 

ven. janv. 19, 2007 1:04  CST163

Par Laure Bretton

PARIS (Reuters) - Ségolène Royal, qui a fait des jeunes l'un de ses "combats" présidentiels, s'appuie sur deux piliers - l'un officiel, l'autre taillé sur mesure - pour relayer ses messages vers les générations montantes.
Comme une translation de ce qui s'était passé chez leurs aînés, avec l'émergence de l'association Désirs d'avenir au côté du PS, le Mouvement des jeunes socialistes (MJS) a vu naître et prospérer la "Ségosphère", le mouvement des "jeunes avec Ségolène".
Les deux organisations sont "complémentaires", se rencontrent une fois par semaine et envoient chacune de leur côté des messages à la candidate, expliquent leurs responsables.
Toutes deux préparent la "réunion participative" de la candidate socialiste, le 1er février à Grenoble, consacrée à la jeunesse où plus de 800 jeunes militants sont annoncés, toutes tendances confondues.

"Personne ne tire la couette à soi simplement parce qu'on n'est pas sous la même couette", assure-t-on au MJS, dont les relations avec Ségolène Royal se sont nettement réchauffées ces dernières semaines.
Après son combat victorieux contre le CPE au printemps dernier, l'organisation avait pris ses distances avec l'impétrante présidentielle qui venait de se prononcer pour l'encadrement militaire des jeunes délinquants et la réforme de la carte scolaire.
Ségolène Royal avait refusé de participer au débat de "présidentiables" organisé par le MJS à La Rochelle. Quelques semaines plus tard, elle avait tancé une jeune militante en Bretagne qui l'interrogeait sur le "clivage gauche-droite".
Le MJS, "c'est l'école du vice", avait alors dit Patrick Mennucci, l'un des premiers lieutenants "ségolénistes".

LEGITIMITE

La Ségopshère a vu le jour après les manifestations anti-CPE. Une idée de jeunes mûs par "la volonté de militer sans s'encombrer de polémiques internes", explique Flora Saladin, qui porte une triple casquette : membre de la Ségosphère, secrétaire nationale du MJS aux questions de société et permanente de SOS-Racisme.
Une pierre dans le jardin du MJS, traversé par les mêmes courants, parfois vifs, que ceux qui divisent ses aînés de la rue de Solférino, siège national du PS.
Complémentarité ne veut pas dire "partage de légitimé", souligne Razzye Hammadi, président du MJS, qui reste "l'organisation de jeunesse officielle" du PS, avec près de 6.000 adhérents.
"Notre seul objectif, c'est de faire gagner la candidate et si les 'vieux' ne s'en mêlent pas, cela va continuer à bien se passer", ajoute-t-il.
Jeudi, la Ségosphère, qui revendique 2.000 membres "enregistrés" sur son site, a tenu une conférence de presse dans l'une des salles du siège du PS tendue de violet, le code couleur du mouvement. Comme une synthèse entre le rouge socialiste et le bleu de Désirs d'avenir.
La structure travaille sur trois thèmes : l'école, l'entrée dans la vie active et l'environnement. Elle a rencontré Ségolène Royal deux fois et lui transmettra ses "dernières propositions" en mars.
Dans l'intervalle, elle "cybermilite" et se déplace "sur les lieux où sont les jeunes" pour leur proposer une "démarche active de proposition".

CANAILLES

"Ce que veut notre candidate, ce sont des jeunes acteurs et pas spectateurs ou supporters", a fait valoir jeudi Thomas Hollande, 22 ans, "fils de" et tête d'affiche médiatique de la Ségosphère, qui arborait le sweat-shirt de campagne sur lequel on peut lire "Demain ne se fera pas sans toi".
"C'est bien que les jeunes de Sciences-Po s'encanaillent un peu. Ça ressemble à une after dans le XVIe", raille un ancien responsable du MJS avant de reconnaître l'utilité d'une structure légère pendant une campagne.
De son côté, le MJS se félicite des gages donnés par Ségolène Royal sur l'allocation-autonomie, l'une de ses plus vieilles revendications. Depuis ses voeux, début janvier, la candidate socialiste ébauche également les grandes lignes d'un "droit au premier emploi".
"Contrairement à Nicolas Sarkozy qui méprise les jeunes en les abreuvant de promesses intenables et démagogiques, Ségolène Royal fait le pari de la confiance dans la jeunesse avec ces mesures audacieuses et débattues par les jeunes eux-mêmes", souligne le MJS dans un communiqué.
En revanche, son idée d'un prêt gratuit de 10.000 euros "pour se lancer dans la vie" passe mal, ressemblant trop au prêt à taux zéro proposé par le candidat de l'UMP.

En aparté, certains se désolent que Ségolène Royal n'ait pas pris contact avec le syndicat étudiant UNEF ou les organisations de lycéens, autres fers de lance du mouvement anti-CPE.
Tous se sont retrouvés ces derniers jours pour mettre la dernière main à un "Manifeste de la jeunesse pour la présidentielle", afin que "2007 ne soit pas une élection pour rien".

Posté par ElsaPeinturier à 12:04 - Réflexions militantes - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

16 janvier 2007

[ La campagne ]

Le dernier-né des sites de campagne... ça vaut le coup d'oeil.

Actu + Agenda de campagne sur  www.lesjeunespoursegolene.net

  

Posté par ElsaPeinturier à 12:39 - Réflexions militantes - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

18 décembre 2006

[ Quand Sarkozy multiplie les conneries ]

Une connerie, oui, on peut appeler ça comme ça. Une bourde diplomatique, même, d'un nombrillisme affligeant. En 'tournée' (parce qu'au final, c'est ça, le même show qu'il donne tous les jours dans une ville différente, en tentant de faire brailler les groupies et ramasser des voix.) dans les Ardennes, il s'est enlisé dans un discours démagogique à souhait, et par delà même déshonorant pour toutes les populations qui souffrent chaque jour, de la faim, de la maladie ou des conflits armés..
Voici, en citation, la dudite phrase, rapportée par l'AP :

 

Le président de l'UMP a notamment évoqué les travailleurs pauvres "qui ne comprennent pas qu'on puisse travailler et être pauvre" et "veulent vivre de leur travail". "Ici on sait ce que c'est que la guerre, les souffrances, les restructurations, les délocalisations. Ici il ne vient à l'esprit de personne d'aller foutre le feu à une école ou à une voiture, ici on respecte ce qu'on a gagné, on connaît le prix du travail", a insisté le candidat. "Cette France silencieuse qui en a beaucoup bavé, je voulais être là, rencontrer ces gens-là".

Posté par ElsaPeinturier à 14:04 - Réflexions militantes - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

14 décembre 2006

[ Affaire Seznec ]

Dernière minute :

15h37:La Cour de révision rejette la demande d'annulation de la condamnation de Guillaume Seznec, présentée par la Chancellerie.


Dépitée.

Après l'étonnement, l'incrédulité... la colère et la rage. J'avais pris faits et cause pour Seznec... Alors qu'en 1924 la plupart de la bretagne était persuadée de la culpabilité de Guillaume Seznec, dans la famille on était plutôt partisans de son innoncence. Dès petite, je me demandais pourquoi il n'était pas réhabilité...
Je ne comprends toujours pas pourquoi, alors que tout porte à croire que l'enquête a été bâclée du tout au tout...
Il y a quelques années j'avais lu le livre de Denis Seznec, le petit fils, "L'affaire Seznec", qui raconte le procès, l'enfer du bagne, la bataille de la mère de Guillaume, son épouse et enfin sa fille Jeanne... Pour ces gens, l'annonce du refus d'annulation de la peine est un affront...

J'ai du mal à me calmer... je reprendrai cela plus tard... même s'il n'y a plus grand chose à dire.

Pour info, lors du procès, étaient présents Yves Duteil (petit neveu de Dreyfus), Jean-Louis Jossic (chanteur de Tri Yann), de nombreux bretons, et... plusieurs acquittés d'Outreau.

La dépêche AFP...

La Cour de révision refuse d'annuler la condamnation de Seznec

            

Denis Seznec le 5 octobre 2006 devant la Cour de cassation à Paris
©AFP/Archives - Olivier Laban-Mattei

PARIS (AFP) - La Cour de révision a rejeté jeudi la demande d'annulation de la condamnation de Guillaume Seznec, présentée par Chancellerie, a annoncé le président de la Cour, Bruno Cotte.

Le président de la cour de révision, qui lisait l'arrêt, a fait valoir qu'il n'existait "aucun fait nouveau ou élément inconnu de la juridiction le jour du procès, de nature à faire naître un doute sur la culpabilité de Guillaume Seznec".

A l'énoncé de la décision, le petit fils de Guillaume Seznec, Denis Leher-Seznec s'est exclamé: "c'est absolument honteux !".

Guillaume Seznec a été condamné le 4 novembre 1924 par la cour d'assises du Finistère aux travaux forcés à perpétuité pour le meurtre de son ami, Pierre Quémeneur, qu'il a toujours nié.

Gracié en 1947 pour bonne conduite après 20 ans passés à Cayenne, Guillaume Seznec est mort en 1954.

Les magistrats de la chambre criminelle de la Cour de cassation, réunie en Cour de révision et présidée par Bruno Cotte, ont décidé de rejeter la demande de révision qui avait été présentée le 31 mars 2001 par la Chancellerie, à l'époque où Marylise Lebranchu, originaire du Finistère, était Garde des Sceaux.

Posté par ElsaPeinturier à 15:49 - Réflexions militantes - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

11 décembre 2006

[ Décès de Joseph Ki-Zerbo ]

Joseph Ki Zerbo est décédé le 4 décembre à Ouagadougou. Il a été enterré vendredi à Toma, son village natal, au Burkina Faso.
Cet historien et homme politique fut connu comme l'un des plus grands penseurs de l'Afrique, ancien président de l'Association des Historiens Africains et fondateur du Parti pour la Démocratie et le Progrès (PDP/PS), qui fut le premier parti d'opposition au Burkina Faso et membre de l'Internationale Socialiste.

Pas un mot dans les médias. Evidemment.

Je ne l'ai su qu'en consultant mes emails ce matin, puisque S.B, du PDP/PS, me l'a annoncé. Aujourd'hui c'est à eux que nous pensons, comme l'a dit Rémi Bazillier au lendemain du décès. Le professeur Ki-Zerbo a fait ses études d'histoire à Paris, y a passé son agregation puis un doctorat à l'IEP avant d'enseigner en France puis à Dakar.

Posté par ElsaPeinturier à 18:23 - Réflexions militantes - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

05 décembre 2006

[ Le Putois ]

Bon, je sais,

1- Je suis en retard, ce lien est vieux.
2- J'ai déjà posté deux fois aujourd'hui. Mais hein, pour une fois...

Alors voilà, ce soir, c'est le lien vers le putois que je veux faire tourner. Parce que c'est bien fait, parce que ça vaut le détour, et que c'est dans la lignée des rythmes afro pseudo-FNistes et autres Goldorak.

Jamais une campagne présidentielle n'aura autant fait chanter la France ! Jamais une campagne ne se sera autant jouée sur internet; guerres de blogs interposés, rafale de vidéos inédites et autres montages pro ou anti... Finalement, cela va-t-il nous nuir ou nous aider ? Tout reste à prouver. C'est désormais à nous de faire la différence...

Posté par ElsaPeinturier à 21:32 - Réflexions militantes - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
« Accueil  1  2  3  4  5   Page suivante »